Je ne vais pas parler beaucoup de la guerre. Car, bien sur, l'histoire du Cambodge comporte en grande partie le genocide des khmers rouges, et il est impossible de l'ignorer. Je ne vais pas en parler beaucoup, car je n'en sais pas tellement moi même, seulement que c'est une enième erreur comise par l'homme, peut-être aussi atroce que la 2ème guerre mondiale, mais peu importe, c'est surtout a ne pas refaire. Aussi l'image que j'ai choisie pour illustrer cet article n'est pas simplement des milliers de cranes, c'est pour moi une photo bien plus émouvante: celle d'un viel homme ayant vécu la guerre. ( photo prise par mon père )
Résumé :
Le genocide khmer est en fait un mouvement basé sur une idéologie communiste, et c'est une partie du peuple lui même, voulant se revolter, qui s'auto-détruisit. Entre avril 1975 et janvier 1979, cette petite faction de révoltés dirigés par des "intellectuels" ayant souvent étudié en France, met en œuvre un génocide contre la population du Cambodge. C'est Pol Pot, le chef des khmers rouges, qui organisa le meurtre de 1, 7 à 2 millions de cambodgiens, sur une population d'environ 7, 5 millions d'habitants. La roue de la révolution khmère rouge, voyant des ennemis partout, chercha à écraser le pays, ses habitants, sa culture - individus, familles, société, savoir, croyances, et tous les sentiments, même l'amour. A bien des égards, elle y parvint. Le Cambodge constitua un terrain d'expérimentation de l'idéologie totalitaire à l'échelle d'une nation. Haine et peur régnaient. Villes, biens matériels, argent, marchés, éducation et art étaient condamnés. Des millions de gens subirent la déportation, les travaux forcés, la faim et la mort. Le pays devint un vaste camp de concentration.
Un peu plus de détails :
Avec l'appui de la Chine, les Khmers rouges déclenchent une véritable guerre contre les forces gouvernementales. En sus de cette guerre civile, le pays est entraîné dans la guerre du Viêt Nam. Dès 1970 les Khmers rouges sont en passe de gagner, mais les États-Unis interviennent et sauvent provisoirement le régime républicain (avril-juin 1970). Mais lorsqu'en 1973 les États-Unis se désengagent de la région, leurs frappes aériennes n'ont pas réussi à arrêter la menace communiste. Les Khmers rouges de Pol Pot, soutenus par la Chine communiste prennent Phnom Penh le 17 avril 1975 et installent un régime autoritaire communiste.
L'« Angkar » (organisation) des Khmers Rouges applique alors une politique maximaliste, plus radicale encore que celle des soviétiques et des communistes, visant notamment à purifier le pays de la civilisation urbaine. Les villes, à l'image de Phnom Penh dans la nuit du 17 au 18 avril 1975, sont vidées de leurs habitants, envoyés en rééducation dans les campagnes. La traque systématique des anciennes élites, "identifiées" parce que parlant des langues étrangères ou portant des lunettes (par exemple), ajoutée aux mines, à la malnutrition et aux maladies aboutit à des massacres de masse et à une catastrophe humanitaire d'origine politique. Le chiffrage du nombre de victimes est un travail difficile et sur lequel les historiens ne sont pas encore parvenus à un consensus. Le chiffre de 1,7 million de victimes directes et indirectes est le plus communément admis.
En 1979, le Viêt Nam envahit le Cambodge, provoquant l'effondrement du régime des Khmers rouges. Les autorités vietnamiennes installent un gouvernement proche de leurs intérêts et réorganisent le pays selon le modèle laotien et vietnamien. Une guérilla rassemblant des mouvements divers allant des Khmers Rouges au mouvement royaliste appuyé par la Thaïlande fait alors rage dans le pays.
Après le départ des forces du Viêt Nam en 1989 et l'envoi de forces de l'ONU au début des années 1990, le régime retrouvera peu à peu un semblant d'autonomie tout en restant régulièrement dénoncé pour ses atteintes aux droits de l'Homme. Le premier ministre actuel Hun Sen, placé au pouvoir par le Viêt Nam, dirige le pays depuis cette période, et s'est maintenu au pouvoir grâce à trois élections douteuses successives dans un climat patent de violence politique. Le principal opposant, Sam Rainsy, s'est réfugié à Paris en 2005. Le roi Norodom Sihanouk, redevenu chef de l'état, a abdiqué une seconde fois en 2004 au profit de son fils cadet Norodom Sihamoni, ancien danseur classique et ambassadeur du Cambodge auprès de l'Unesco à Paris.
Sources = wikipedia (et d'autres sites)
photo by Keat T